Portfolio Projet Management

   [ 11h15-13h ]

Cette session sera présentée et animée par Dominique Dupuis, Directrice de Recherche, le CXP

La gestion de portefeuille de projets au service de la gouvernance

Alors que les entreprises gèrent en moyenne 139 projets en parallèle (parfois bien plus), un baromètre publié en mars 2011 indique que pour 1 projet sur 4 les délais initialement prévus ne sont pas respectés.

De son côté l’Observatoire modernisation des SI et maturité des entreprises dans sa 3e édition indique des défauts de pilotage des projets et un manque de maturité dans la gouvernance globale. Il est notamment reproché aux entreprises de ne pas relier le projet avec les bénéfices attendus au niveau entreprise et de ne pas réaliser de bilan des projets réalisés, de ne pas exploiter les retours d’expérience.  Dans ce contexte, le principe d’alignement stratégique du SI aux enjeux de l’entreprise est  insuffisamment mis en œuvre.

Les solutions de gestion de portefeuille de projets sont présentées comme des outils de pilotage permettant de sélectionner les projets au travers de leur alignement avec la stratégie de l’entreprise, un pilier de la gouvernance informatique.

Cette session explicitera la contribution des solutions de gestion de portefeuille de projets à la gouvernance pour aligner les projets sur la stratégie, s’assurer que les objectifs sont atteints, que les risques sont gérés et que les ressources sont utilisées à bon escient.

En 2ème partie, des utilisateurs et des éditeurs viendront partager leur expérience lors d’une table ronde.

Avec les témoignages de: 

Jean Brunier , Directeur Informatique - EUROTUNNEL

MALAKOFF MEDERIC

Avec la participation de:


  EXPERT

Dominique Dupuis, Directrice de Recherche, le CXP


Domaines d’expertise :

Dominique Dupuis est directrice de la recherche au CXP. Analyste elle-même, ses domaines de compétence couvrent la gestion des opérations sur la chaîne logistique du fournisseur au consommateur ainsi que la gestion des activités de service. Dans ce cadre, elle aborde les problématiques d’entreposage, de transport, d’achat, de gestion de la maintenance, de la traçabilité mais aussi de gestion de projet, de SAV ou de points de vente. Avant de rejoindre le CXP, Dominique était Supply Chain Manager en charge pour la France, des achats, des approvisionnements, de l’élaboration des prévisions d’activité, de l’interface entre les unités de production et les services informatiques au sein des Laboratoires et Services Kodak. Dominique a supervisé un projet de choix et de mise en œuvre d’un progiciel de gestion des temps, et a participé à l’élaboration d’un outil de gestion de production dans le cadre d’un projet international. Dominique Dupuis a également dirigé le laboratoire de développement photographique de la région lyonnaise (établissement d’environ 150 personnes).

  DERNIÈRES PUBLICATIONS

DOSSIER SOFTWARE FOR GREEN : LOGISTIQUE ET TRANSPORT (part 3)

Dossier paru le 22/03/2011, dans l’OEil Expert, par Dominique Dupuis, Directrice de la recherche, Le CXP

Ce dossier est le troisième d’une série qui propose une présentation de la contribution des progiciels aux enjeux environnementaux dans différents domaines. Ce mois-ci, la logistique et les activités de transport.

Les marchandises voyagent de plus en plus. En un siècle et demi, les échanges ont été multipliés par 1.000 à la surface du globe. Aujourd’hui les tonnages transportés en France sont relativement stables mais les trajets s’allongent et, entre 1990 et 2005, les émissions de gaz à effet de serre du secteur du transport ont augmenté de 26 %, devenant la première source d’émissions de GES. Sa part dépasse 25% des émissions nationales en 2008.

Les enjeux de ce secteur sont d’une part, d’optimiser le remplissage des camions et d’autre part, de faire évoluer les schémas logistiques pour les rendre davantage éco-efficaces.

La contribution des progiciels intervient sur plusieurs domaines en fournissant des solutions pour analyser l’impact environnemental d’une flotte de véhicules ou d’une chaine de transport multimodal, pour modéliser les chaînes logistiques, pour gérer les groupages de marchandises, optimiser les tournées de transport ou encore accompagner la formation des chauffeurs à une conduite plus économe.

Sur ce dernier point, les solutions d’informatique embarquée dans les camions permettent en effet de collecter des données sur le régime moteur ou le freinage. Ces données permettent de caractériser le mode de conduite du chauffeur. Leur analyse, associée au profil de consommation de carburant, permet d’identifier des besoins de formation et de suivre les évolutions.

Les progiciels de gestion du transport (TMS – Transportation Management System) permettent d’optimiser le chargement des camions en proposant des fonctions de groupage des commandes de transport. On y trouve également des fonctions d’identification des opportunités d’utilisation de trajets de retours pour réduire les retours à vide.
Ces solutions peuvent comporter ou utiliser des fonctions complémentaires d’optimisation du chargement pour s’assurer que le volume du camion pourra pleinement être utilisé, sous contrainte de l’ordre de livraison le cas échéant.

De même, des liens peuvent être faits avec des solutions d’optimisation de tournées qui, pour un ensemble de points de livraison vont optimiser le trajet effectué en temps, et donc en kilomètres, sous contrainte des règles commerciales telles que les heures de livraison et sous contrainte des règlementations en vigueur liées notamment au temps de conduite.

Associées ou non à un TMS, les solutions d’optimisation des approvisionnements permettent de relier les préoccupations de réduction des stocks avec la recherche d’une minimisation des coûts de transport. Ces solutions, dans un contexte logistique donné sont en mesure de rechercher le compromis le plus favorable entre ces deux objectifs a priori contradictoires.
Ces solutions peuvent être utilisées par un tiers, en charge de l’organisation des transports d’un pool de fournisseurs qui mutualisent leurs moyens de transport et optimisent ainsi plus facilement le remplissage des camions.
Ces solutions contribuent ainsi à la mise en place de nouveaux modes d’organisation logistique, plus performants d’un point de vue environnemental.

Enfin, des solutions de modélisation de la chaîne logistique peuvent accompagner les entreprises dans leur recherche de solutions logistiques innovantes.
Ces solutions permettent de simuler des organisations logistiques différentes :

Le supply chain management permet aujourd’hui à une entreprise donnée d’envisager sa chaine logistique globale et mondiale de ses fournisseurs vers ses clients, avec le plus souvent une gestion par famille de produits. Les enjeux environnementaux vont imposer d’aller plus loin sur deux axes qui ouvrent de nouveaux besoins de solutions progicielles :

DOSSIER SOFTWARE FOR GREEN : LA COLLABORATION (part 2)

Dossier publié le 22/02/2011, dans l’OEil Expert, par Dominique Dupuis, Directrice de la recherche, Le CXP

Ce dossier est le second d’une série qui propose une présentation de la contribution des progiciels aux enjeux environnementaux dans différents domaines. Cette semaine, les solutions de dématérialisation des échanges.

Quel que soit le secteur d’activité qui nous emploie, de profondes transformations sont en cours dans les processus de travail, impactés par la dématérialisation des échanges qui peuvent donc se faire désormais sans papier pour les échanges de données ou à distance pour les échanges interpersonnels, initiant de nouveaux modes de collaboration.
Cette collaboration entre les entreprises et entre les salariés d’une entreprise ou de sociétés partenaires sont des sujets largement abordés dans la presse ou sur les salons. La réussite des projets associés ne repose pas exclusivement sur les outils informatiques loin s’en faut mais elle en est toutefois indissociable. Pourtant la compréhension du marché n’est pas aisée parce qu’un grand nombre d’acteurs intervient pour construire ces solutions avec du matériel, des infrastructures informatiques, des logiciels et des services. Par ailleurs, ces nouveaux processus, parce qu’ils imposent d’ouvrir le système d’information de l’entreprise, supposent d’adopter des mesures de gestion de sécurité plus contraignantes, proposées, là aussi, par de nombreux acteurs.
Dématérialisation des factures, des flux documentaires mais aussi des échanges logistiques (commande, accusé de réception, bordereau de livraison, déclarations douanières etc.) ou de la relation citoyens : le périmètre est large. Avec un enjeu commun d’éliminer le papier mais aussi les ressources pour transporter ce papier. La contribution des progiciels concerne la gestion des flux associés, des processus d’envoi etc. et la gestion des données ou documents depuis leur création jusqu’à leur archivage.
(E-Shop  : Etude La dématérialisation des flux documentaires)

Travailler à distance et donc réduire les déplacements est rendu possible grâce à des solutions qui sont de plusieurs natures.
Première étape pour initier des actions de réduction et outil de mesure nécessaire pour suivre l’impact de ces actions sur l’empreinte environnementale de l’entreprise, les solutions de gestion des frais et des déplacements professionnels proposent une analyse des émissions carbones liées à ces voyages. Bien sûr, ces solutions permettent également de gérer les voyages avec des fonctions de réservation etc. et d’améliorer la productivité de la gestion des notes de frais professionnels.
Une des pistes d’action pour réduire les déplacement est alors le travail à distance qui suppose d’une part des solutions qui garantissent des conditions ergonomiques de travail (solutions de vidéo conférence et de téléprésence) et d’autre part des outils de travail communs que sont les solutions de travail collaboratif. (E-Shop  : Etudes gestion des connaissances et collaboration) Ces derniers permettent notamment de gérer les supports documentaires de présentation, comptes-rendus etc. dans un espace commun et ainsi de disposer sans risque d’erreur de la dernière version. Cet espace commun permet aussi de décharger les messageries des duplications de ces documents et donc de réduire les consommations de ressources informatiques. (Voir le dossier du mois de janvier sur les enjeux de réduction des consommations des ressources informatiques).

Mais les éditeurs proposent aujourd’hui bien d‘autres fonctions qui permettent de travailler à distance, d’échanger des idées, de partager des informations, d’écrire des documents à plusieurs mains etc. qui permettent de travailler à plusieurs sans devoir nécessairement être présents au même moment et dans un même lieu. Parmi lesquels se positionnent les réseaux sociaux d’entreprise.
(E-Shop  : Synthèse et Perspectives Réseaux Sociaux d’Entreprise)

Collaborer se décline également de plus en plus avec ses partenaires avec qui ont peut partager des données dont certaines nécessitent une sécurisation adéquate. Ainsi pour permettre une revue de conception « à distance », il sera peut-être nécessaire de partager un accès sécurisés à des plans ou autre documents produits, ce qui pourra être géré et contrôlé via une solution de gestion des accès et des identités par l’intégration nominative des interlocuteurs autorisés ou par la fédération des identités entre les deux entités partenaires qui se font « confiance ».
(E-Shop  : Les acteurs et les offres - La gestion des identités et des accès)

Parmi les usages à distance, il ne faut pas oublier la formation grâce aux solutions de e-learning qui, comme les précédentes, contribuent à la fois à réduire les déplacements mais qui induisent également une transformation des modes de formation qui ne se conçoivent plus seulement comme des séances longues et souvent déconnectés du quotidien. Les progiciels permettent dans ce cadre de gérer la logistique de la formation à distance mais aussi de supporter des nouvelles modalités pédagogiques via la mise à disposition à tout moment des contenus, la mise en place de forum, des fonctions d’échange synchrone ou non etc.
(E-Shop  : Les Enjeux - Solutions E-learning)

Au-delà même des gains qui peuvent être faits grâce à tous ces outils pour réduire les déplacements professionnels, ces solutions informatiques bouleversent nos modes de travail et nous amènent à inventer de nouvelles façons d’apprendre, d’échanger et donc de gérer et aussi d’innover. Ce que certains appellent l’entreprise 2.0 permet de répondre (en partie) à des enjeux environnementaux mais initie également des transformations en profondeur qui dépassent ces enjeux initiaux.
Ces nouvelles modalités de travail « délocalisées » pourront aussi avoir des impacts indirects dans d’autres sphères et notamment les transports individuels via de nouveaux modes d’occupation du territoire comme on peut déjà l’observer à Amsterdam, une ville qui a choisi de s’attaquer au problème d’émission carbone de cette zone urbaine dense en créant un réseau de 30 télécentres dénommés Smart Work Centers, dont l’« invention » a été possible grâce aux solutions de travail à distance et de collaboration .

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